Surface oculaire

La cornée est le dioptre le plus puissant du système optique oculaire. Son pouvoir réfractif et sa transparence sont indispensables pour assurer cette fonction. Avasculaire, elle se nourrit à travers le film lacrymal, l’humeur aqueuse et les vaisseaux du limbe. La cornée est par conséquent en interaction étroite avec la surface oculaire, en particulier avec le film lacrymal qui joue également un rôle optique important et avec les cellules souches limbiques qui assurent l’intégrité de l’épithélium cornéen et une barrière contre l’invasion vasculaire [1].

Les altérations de la surface oculaire sont des effets secondaires fréquents de la ­chirurgie réfractive. Quelles sont les causes de ces manifestations cliniques ? La sécheresse oculaire secondaire à la section des nerfs cornéens lors du LASIK, de la PKR ou du SMILE est un effet secondaire obligatoire de la chirurgie réfractive cornéenne. Comment détecter les patients à risque ? Quels sont les moyens récents proposés soit en préventif soit en curatif ?

La surface oculaire est une entité anatomique et fonctionnelle complexe et fragile. De nombreux facteurs, internes ou externes, peuvent compromettre son homéostasie via des phénomènes apoptotiques et/ou inflammatoires qui s’auto-entretiennent ensuite. La chirurgie de la cataracte constitue un traumatisme et, sur une surface oculaire déjà ­fragilisée par ailleurs, peut être l’un des facteurs d’entrée dans le cercle vicieux de la sécheresse oculaire.

L’apnée du sommeil, plus précisément l’apnée obstructive du sommeil (AOS) est une pathologie qui est de plus en plus connue et reconnue. On pourrait croire que l’ophtalmologie n’est pas concernée par l’AOS. Que nenni, malgré certaines controverses. Bien au contraire, des publications récentes montrent sa comorbidité avec différentes pathologies ophtalmologiques.

Un homme de 40 ans d’origine camerounaise, résidant en France depuis treize ans, se présente aux urgences en raison de douleurs oculaires droites. Il décrit une gêne oculaire intermittente, initialement à bascule, à type de prurit, accompagnée de larmoiements et de photophobie évoluant depuis près de quatre ans et traitée à plusieurs reprises comme conjonctivite. Sur le plan général le patient rapporte un prurit diffus et des myalgies des membres supérieurs.  

Dernier dossier paru :
Sécheresse et désordres des glandes de méibomius
Coordinateur : 
Alexandre Denoyer

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