Surface oculaire
La présence d'une lentille de contact sur la surface oculaire est source de modification de la physiologie de cette surface et tout particulièrement au niveau de la couche des larmes puisqu'elle va partitionner le film lacrymal en deux parties : face avant de la lentille et face postérieure de celle-ci. Avec l'apport de la microscopie confocal, il existe également des modifications physiologiques métaboliques et histologiques bien évaluées de la cornée (épithélium, stroma et endothélium), de la conjonctive et du limbe. Nous développerons plus particulièrement le film…
La dysfonction de glande de Meibomius (DGM) est une pathologie très fréquente, initialement peu symptomatique et trop souvent diagnostiquée à un stade difficilement réversible. L'inflammation est un mécanisme de défense immunitaire contre l'agression des tissus nobles, entraînant parfois, lorsqu'elle n'est pas correctement régulée, une aggravation des lésions initiales et un climat favorable aux complications infectieuses.
L'insuffisance limbique correspond à une perte complète ou partielle de la fonction des cellules souches de l'épithélium cornéen. La base du diagnostic clinique précoce est l'examen de la cornée en lumière bleue après instillation de fluorescéine et rinçage de la surface oculaire, le diagnostic de certitude reposant sur la microscopie confocale. L'évaluation précise de l'état de la surface oculaire et des annexes est un préalable au choix d'une stratégie thérapeutique : greffe de membrane amniotique, de tissu limbique, de cellules souches limbiques cultivées…
Depuis quelques années, une collaboration fructueuse s'est mise en place entre les spécialistes de la surface oculaire et les contactologues. En effet, dans de nombreuses pathologies de surface, une lentille permet une protection et une lubrification, diminue les douleurs et favorise la cicatrisation. L'apport de matériaux à haute perméabilité à l'oxygène pour les lentilles rigides ainsi que le silicone-hydrogel pour les lentilles souples ont augmenté considérablement les indications et la tolérance cornéenne des lentilles dans leur usage thérapeutique.
Les conservateurs restent encore aujourd'hui des molécules largement retrouvées dans les traitements ophtalmologiques. Ils sont pourtant potentiellement à l'origine d'altérations des structures de la surface oculaire et doivent être si possible évités surtout en cas de pathologie chronique ophtalmologique. Tout patient qui présente des symptômes d'atteinte de la surface oculaire devra bénéficier d'un examen clinique permettant d'éliminer une cause iatrogène. L'émergence des produits unidoses ou des systèmes ABAK dans notre pharmacopée aide le praticien dans ses…
Dernier dossier paru :
Sécheresse et désordres des glandes de méibomius
Coordinateur :
Alexandre Denoyer
Aucun événement
Formule 100% web
- Consultation illimitée de tous les numéros sur le site